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31.03.2006
Théorie du vendredi
"Les gens sont pas forcés d'acheter, c'est ça la merde quand t'es forcé de vendre", Brèves de Comptoir de J.M. GOURIO
17:38 Publié dans Les brèves de l'emploi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.03.2006
C'est la lutte finale?...
Lu dans la newsletter de l'APCE (Agence Pour la Création d'Entreprises):
(mes commentaires en bleu dans le texte)
"Loi relative à l'égalité entre les femmes et les hommes
Destinée à réduire les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes et à favoriser la conciliation d'une activité professionnelle avec la vie personnelle et familiale, cette loi prévoit notamment:
- la suppression, avant le 31 décembre 2010, des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes grâce à la négociation annuelle obligatoire sur les salaires dans les entreprises et les branches professionnelles.
>>> Ca sent le voeu pieux, cette affaire. En même temps, j'ai l'impression que les femmes ont plus de mal à négocier leur salaire que les hommes. Ce n'est pas tant l'entreprise qui est ici en cause (elle joue sa partie en essayant de réduire ses coûts) mais plutôt les femmes en général qui ne sont pas forcément à l'aise pour donner un prix à leurs compétences. Peut-être est-ce une question d'éducation.
- la création, pour les entreprises de moins de 50 salariés, d’une aide forfaitaire pour toute personne embauchée pour remplacer un ou plusieurs salariés en congé maternité ou d’adoption. Un décret doit préciser les modalités d’application de cette mesure.
>>> Et les congés paternité, ils sont pris en compte là-dedans? D'ailleurs je serais curieuse de savoir quel pourcentage de pères a pris des congés lors de la naissance de leur enfant. Et quel est leur profil.
- l’élargissement du crédit d’impôt famille au profit des entreprises qui engagent des dépenses de formation en faveur de nouveaux salariés ayant précédemment démissionné ou ayant été licenciés pendant un congé parental d’éducation.
>>> Euh... Alors là, soit c'est devenu très technique, soit je commence à fatiguer.
- la non prise en compte dans l’effectif de l’entreprise des salariés embauchés en CDD ou en contrat de travail temporaire ou mis à la disposition de l’entreprise pour le remplacement d’un salarié en congé maternité, d’adoption ou en congé parental d’éducation.
>>> Je ne vois pas concrètement ce que ça change. Je suppose que doivent se glisser ici quelques subtilités administratives.
- l’allongement de la durée de perception des allocations versées aux travailleurs non salariés, aux conjointes collaboratrices en cas d’accouchement intervenant plus de 6 semaines avant la date initialement prévue et exigeant l’hospitalisation postnatale de l’enfant. Les modalités d'application de cette mesure seront déterminées par décret.
Source : loi n° 2006-340 du 23 mars 2006, Journal officiel du 24 mars 2006, p. 4440"
20:47 Publié dans Les brèves de l'emploi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.03.2006
Fin de programme pour le blog de MORANDINI
Après six mois de mise à jour assidue de son blog, Jean-Marc MORANDINI annonce qu'il ferme boutique.
Parce que, dit-il, la presse l'accuse d'user de mots racoleurs dans les moteurs de recherche, de reprendre des communiqués et de faire la publicité de son livre sur le blog. "J'ai appris par le passé que l'on ne gagne jamais contre une presse déchaînée et mal intentionnée" explique-t-il en conclusion.
Curieux. Morandini n'est pas le premier à promouvoir son livre sur son blog. Et à moins que tous les journalistes concernés n'aient pas lu un seul weblog auparavant, cela n'a jamais choqué personne.
Arnaud Meunier y voit la fin de la blogomania, d'autres dans les commentaires de la note de Loïc Le Meur se demandent si ce n'est pas un moyen de se faire de la publicité.
Personnellement, je trouve dommage que ce blog soit fermé. Il montrait à quel point l'outil pouvait devenir un pouvoir: je pense ici à la pétition lancée sur les séries.
Sur la forme, on pouvait s'interroger: il reprenait informations et chroniques données sur Europe 1 (nous nous attendons donc à un prolongement d'une émission journalistique et espérons une certaine neutralité) mais les mâtinait de parti-pris. Peut-être est-ce d'ailleurs ce positionnement entre l'informatif, le commercial et le subjectif qui n'a pas plu.
J'ai néanmoins surtout été interpellée par la leçon qu'il annonce avoir retenu de son passé. Une leçon peut-elle exiger de plier l'échine lorsqu'on est censé être dans son bon droit? Il me semble au contraire que cette leçon du passé, il ne l'a pas comprise. L'homme irritait et il irrite visiblement encore. C'est sûrement là qu'est la véritable leçon.
20:35 Publié dans Instantanés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communication & médias
27.03.2006
Tous les jours, le soleil à la maison
Comme promis, voilà la note sur le soleil de mes nuits, mon filtre anti matins grincheux, ma potion magique pour un réveil lumineux et en douceur: mon simulateur d'aube (photo ci-contre), trouvé chez Kiria. Et depuis un an et demi que nous partageons mon antre, ce n'est que du bonheur!
La première fois que j'en ai entendu parler, c'était dans le livre "Guérir" de David Servan-Schreiber. Il expliquait que le cerveau émotionnel est très sensible aux différents rythmes biologiques. Et particulièrement celui de la lumière. Or la durée de mon besoin de sommeil étant directement corrélée avec celle de la nuit, à tel point que je me suis maintes fois demandée si je n'avais pas été tournesol ou coq dans une vie antérieure, j'ai décidé d'essayer - quoique, ne nous y trompons pas. Tout coq ne s'époumone pas au lever du jour. Dans le temps, nous en avions un répondant au doux nom de Boy George qui se prenait pour l'horloge parlante et cocoriquait toutes les heures. Du coup, il a fini en cuisine au vin. ... C'est un destin.
Bref, compte tenu du prix de ce réveil (à donner un ulcère) et du design de l'engin (à chier), j'ai consulté quelques avis de consommateurs pour être bien sûre. Finalement, je me le suis fait offrir (au passage, encore merci à mes géniteurs) et franchement, je ne le regrette pas. A part une seule fois où j'avais enfoui ma tête sous l'oreiller (je ne devais pas être d'humeur à faire bronzette ce jour-là), je n'ai jamais eu à attendre le "bip" de sécurité qui grésille à la fin de la simulation de l'aube. De plus, c'est toujours un plaisir que de sentir la chaleur douce de la lampe sur son visage dès le réveil. Je me croirais presque sortie chaque matin d'un doux songe par le soleil bienveillant d'une plage de sable fin...
Idéal pour bien démarrer la journée.
21:05 Publié dans Séquence coaching | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.03.2006
CPE: témoignage d'une étudiante parisienne
Voilà ce que je viens de recevoir dans ma boite email. Après vérification sur hoaxbuster, cela n'a pas l'air d'un canular. ... Ma note sur le simulateur d'aube attendra donc.
N.B.: Je ne connais pas la Sophie en question, ne sais pas plus si cette information est réelle ou non. Mais elle a le mérite de faire réfléchir.
>>> Mise à jour du 30 mars 2006: c'est bien un hoax!
"Je sais que pour la plupart vous n'en avez rien à faire et vous ne vous sentez pas concernés mais c'est important pour nous étudiants en fac...
Je vous écris pour vous demander votre soutien aux étudiants qui se trouvent pris en otage par les manifestations actuelles mais aussi pour vous exposer la réalité de notre situation bien loin de celle que les médias comme à leur habitude déforment.
Je suis étudiante en Master de droit des affaires à Paris X_ Nanterre et je suis révoltée face au blocus des universités.
Premièrement il faut rétablir la vérité, la majorité des étudiants sont contre ce blocus sauf que nous subissons des menaces et des intimidations alors peu d'entre nous osent prendre la parole. De plus, les médias font preuve d'une véritable manipulation dans leurs reportages et oublient bien souvent de mentionner les moyens totalement anti-démocratiques utilisés par ces manifestants.
Tout d'abord, les assemblées générales qui ont été diffusées à la télévision ne sont qu'une mascarade: ainsi lorsque le résultat d'une première AG avait donné le non au blocus majoritaire, dès le lendemain une seconde AG était organisée par une minorité de manifestants pour revoter illégitimement le blocus, ne respectant pas la décision des étudiants.
Enfin l'AG réunissant le plus grand nombre d'étudiants jeudi dernier était un véritable scandale: nous étions majoritaires contre le blocus alors ils nous ont d'abord imposé 3 heures de faux débats (temps de parole inégal et les intervenants autorisés étaient à 90% leurs partisans). Ils ont mené une véritable propagande anti-gouvernementale bien loin du problème du CPE et énoncé des aberrations telles que le CPE facilite le licenciement des
femmes enceintes et permet de licencier pour une tenue vestimentaire non conforme en dehors des horaires de travail... Le problème c'est que la plupart des jeunes (non juristes) le prenne pour parole d'évangile!!!
D'autre part pendant cette assemblée la sécurité laisse des individus circuler avec des foulards cachant leurs visages et manifestement menaçants. Enfin le vote s'effectue à main levée avec des gens qui pour la plupart ne sont absolument pas étudiants mais des syndicalistes ou autres appelés en renfort: nous étions 2000, seulement 750 ont voté pour le blocus et ils ont quand même déclaré que nous avions perdu!!!
Mais le plus grave ce sont les intimidations et la violence de ces gens que les médias ne dénoncent pas: jeudi et vendredi lorsque des étudiants ont voulu entrer dans leur faculté des bagarres ont éclaté à coups de barres de fer, une jeune fille a été poussée dans les escaliers par des représentants de l'Unef et a été sérieusement blessée mais là encore personne ne dit rien ou ne se scandalise: non toute cette violence est légitimée par le droit de grève?!!!
Enfin lorsque les manifestants étaient minoritaires face aux vrais étudiants qui voulaient accéder aux cours, ils ont fait appel à des lycéens de Nanterre arrivant en masse et criant. Ces jeunes n'étaient là que pour nous intimider et n'ont trouvé rien de mieux que de se prendre en photo avec leurs portables devant l'université en nous narguant et chahutant démontrant leurs réelles motivations!!!
C'est donc un appel à l'aide que je vous adresse pour les vrais étudiants qui veulent que leur droit à l'éducation et celui de ne pas faire grève soient respectés. Les dirigeants de notre université étant démissionnaires et les médias refusant de prendre en compte notre témoignage, je vous sollicite donc pour nous aider à rétablir la vérité et pour que l'Université française redevienne un lieu où les libertés individuelles peuvent s'exercer loin des propagandes et de la violence.
Je vous remercie de votre attention et d'essayer de diffuser au maximum ce message.
Sophie"
20:45 Publié dans Les brèves de l'emploi | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
20.03.2006
Les petites misères des entretiens
Envoyé par une dénommée Catherine L.
Merci à elle.
20:51 Publié dans Les brèves de l'emploi | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : humour
C'est le printemps!
Et voilà, nous y sommes: c'est le printemps! Jours qui rallongent, jupes qui raccourcissent, premiers bourgeons, retour des pauses en terrasse au soleil le midi et mon simulateur d'aube* qui va pouvoir se mettre au repos.
L'explication "astronomique" du phénomène ici
* Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette merveille qu'est le simulateur d'aube, la révélation de L'invention de ces deux derniers siècles au prochain épisode.
13:23 Publié dans Instantanés | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.03.2006
La pub, une invention pour névrosés
Certaines conférences sont réjouissantes. J’ai ainsi assisté hier à l’une d’entre elle, animée par un psychiatre préparant un doctorat de philosophie. Rien que le personnage, c’était déjà tout un programme. Alors quand il a commencé à parler du mystère de la pensée, je me suis délectée.
Une de ses théories, c’est que la publicité est faite pour les névrosés, c’est-à-dire ceux dont le je est tellement affirmé qu’il leur semble que l’univers tourne autour d’eux. L’apothéose dans ce registre étant donnée au fameux slogan "parce que je le vaux bien". … Peut-être faut-il en effet être un peu fou pour travailler dans une agence de communication… ? ?
En vrac, quelques autres réflexions à retenir:
- Névrose: par opposition à la psychose. Dans la psychose, chacun des éléments qui nous entourent (chaises, tables,…) est aussi important que soi. Le moi ne fait plus barrage à cet ensemble, on devient une goutte d’eau au sein d’une vague d’où la plus grande angoisse qui puisse être: celle du morcellement.
- Les Grecs n’avaient pas de je. Je est venu avec le latin. Ainsi, en grec, on ne dit pas je pense mais pense. Voilà qui doit sacrement modifier la perception des choses. En revanche, ils avaient plusieurs mots pour définir la pensée: psyché (comme dans psychologie), phrene (si ce n’est pas l’orthographe, désolée: j’ai pris option latin au collège) comme dans schizophrénie ou encore noia (?) comme dans paranoïa. Conclusion: à trop penser, on voit où ça mène...
- Comprendre, c’est enfermer. Littéralement, prendre dans.
Soit. Faire exprès de ne rien comprendre serait donc une preuve d'ouverture d'esprit?... ;-)
21:07 Publié dans Instantanés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communication & médias
16.03.2006
Zut au spam!
Incroyable! Ce blog vient de se faire spammer!... Je viens de supprimer trois commentaires en provenance de sites olé olé.
Déjà que je commence à en avoir vraiment marre de toutes ces publicités que je reçois sur mon email...
Parmi les solutions pratiques, le Forum des droits sur l'internet propose d'encrypter notre adresse email. Je n'osais pas franchir le pas par crainte de ne plus recevoir certaines newsletters, mais je vais peut-être essayer.
08:25 Publié dans La minute folle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.03.2006
Mode et consulting: l'évolution du métier de conseil
La vie est une affaire de mode. Dans les métiers, on appelle ça évolution de la profession.
Dans mon cas, le métier de conseil en communication écrite, la première tendance que je déplore c'est cette croyance qui veut que tout le monde soit capable de rédiger. Or, communiquer par l'écrit, c'est un métier. Avec ses règles, ses techniques, ses expertises. Combien de fois, en tant que responsable éditorial, ai-je dû faire la preuve que le texte que l'on souhaitait m'imposer aurait à gagner en rythme et en efficacité? Que certaines formules étaient lourdes ou maladroites, quand elles ne desservaient pas complètement le produit ou service à vendre.
Le bon côté, c'est qu'une simple démonstration suffit à convaincre les plus coriaces (souvent les services RH ou marketing d'ailleurs). Les mots ont leurs exigences, c'est ainsi.
La deuxième grande évolution, dont je discutais hier avec Nicole, consoeur de la communication écrite, concerne plus largement le métier de consultant. Il y a dix ans, avoir un conseil à disposition était valorisant. Presque un signe distinctif garantissant votre statut de responsable. Le consultant observait ce qui se passait, en faisait l'analyse puis rendait sa copie. Le directeur étudiait la proposition et la rendait concrète.
Aujourd'hui, un consultant qui adopterait ouvertement cette attitude pourrait être mal perçu. Parce qu'il représenterait alors un danger pour le responsable, dans le sens où il prendrait en charge la partie de son travail qui justifie son statut.
De valorisant, le conseil est devenu rassurant. Il est un prolongement de l'équipe, souvent débordée et pressurée entre des effectifs restreints et des restrictions budgétaires qui obligent à réaliser le plus de choses possibles en interne. Un bon conseil aujourd'hui est celui qui a réglé ses problèmes d'ego. Celui qui pourra, grâce à son expertise, s'adapter aux besoins d'une équipe, et répondre un peu comme s'il en était un membre à part entière aux demandes des plus simples aux plus complexes. Comme le soulignait Nicole, un bon consultant aujourd'hui, c'est celui qui sait s'effacer tout en se rendant indispensable. Celui qui apporte des idées nouvelles mais n'en revendiquera pas l'appartenance. Celui dont l'attitude simple et ouverte fera la différence. Pour aller plus loin, de pur expert, le conseil devient un métier relationnel.
09:28 Publié dans Les brèves de l'emploi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : communication & médias




