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12.02.2007
Le salaire de la fureur
Il y a peu, j'ai assisté à l'impressionnante colère d'une jeune femme. Il semblerait qu'elle aime son travail et qu'elle soit douée pour celui-ci mais elle refuse catégoriquement d'initier les projets exigés par sa direction.
"A salaire de merde, travail de merde !" a-t-elle rugi.
Cette phrase me poursuit encore. Je n'ai pu m'empêcher de penser à toutes ces mauvaises volontés rencontrées dans les entreprises ou administrations fréquentées. Se pourrait-il que ce ne soit, contrairement à ce que j'ai d'abord cru, de la pure paresse, de l'absence d'étincelles pour la vie voire de la bêtise crasse mais simplement l'expression d'une colère et d'un manque de reconnaissance ? Voilà un nouveau regard qui me permettra certainement d'être moins dure avec une attitude que mon tempérament volontaire et mon sens du service ont du mal à comprendre.
"A salaire de merde, travail de merde !" ... tambourinait pourtant encore dans ma tête. Et si c'était elle qui avait raison ? ...
Quel que soit le salaire qui ait été le mien aux différentes périodes de ma vie, j'ai toujours travaillé avec la même exigence, donnant parfois (voire souvent !) bien plus que ce qui m'était demandé. Sans aller jusqu'au sabotage comme semble l'avoir choisi cette jeune femme, était-ce bien juste tout compte fait ?
14:40 Publié dans Instantanés | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





Commentaires
Je suis comme toi très exigeante sur la qualité du travail et je ne supporte âs l 'incompétence autant pour moi que pour les autres. Cependant, je songe en te lisant à une entreprise où j'ai travaillé : le salaire était très moyen et les relations avec la supérieure encore plus moyennes. Et j'avoue qu'au fil du temps, elle a eu raison de mon implication et de mon sérieux dans le travail. Quand j'en ai pris conscience, j'ai donné ma démission d'ailleurs. Donc faut-il vraiment critiqué un personnel qui se désolidarise de l'esprit d'entreprise ? Quandle chat n'est pas là les souris dansent et quant le patron est retors, les employés se rebellent.
Ecrit par : isabelle | 13.02.2007
Isabelle,
Ce n'est pas l'incompétence qui me dérange en soi. La compétence, ça s'acquiert et il serait illusoire de croire que l'on peut être au top tout le temps. Moi-même, si je pense avoir mis la même envie de bien faire dans chacun de mes travaux, certains étaient plus inspirés et d'autres moins. Et je ne peux nier que la fatigue, la surcharge de travail, des ambiances pas toujours évidentes peuvent avoir raison de notre énergie et se répercuter sur nos résultats.
Ce qui me dérange, c'est la mauvaise volonté. Je la vis comme une forme d'irrespect.
En résumé, ce n'était pas l'action ou le résultat en lui-même auquel je faisais allusion mais l'état d'esprit dans lequel ces personnes se trouvaient.
...Je n'avais pas la sensation d'être critique mais si tu l'as ressenti, c'est que cela devait y être un peu. J'en prends donc bonne note.
Ecrit par : Cécile | 13.02.2007
Même si je m'en mords les doigts après, je n'arrive jamais à "saborder" un travail et cela même pour un salaire défiant toute concurrence, au plus mauvais sens du terme... C'est plus fort que moi. Manque de caractère ? Conscience professionnelle exacerbée ? Je n'ai pas la réponse.
Ecrit par : Corinne | 14.02.2007
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