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22.02.2007

Coup de coeur : LUSH

Cl_lush_homesiteweb Lush, j'en avais déjà entendu parler : j'étais tombée par hasard sur leur site il y a un ou deux ans (http://www.lush.com/). Le premier visuel (qui a changé depuis) aux airs de bonbons marshmallows m'avait amusée mais curieusement l'image phare censée nous montrer que les produits sont bios et faits main m'avait rebutée : la photo amateur des femmes aux gants de plastique faisant rouler des pâtes bleues et verdâtres, ça ne m'avait pas fait rêver ! Quant aux produits, les visuels étaient alors si petits que je visualisais mal ce qu'ils pouvaient donner (mais ça aussi ça a changé en 1000 fois mieux !). Or moi, en matière de cosmétique, je suis comme Saint Thomas : il faut que je voie !

Bref un premier contact avec la marque mitigé. Je l'avais d'ailleurs vite oubliée.

C'est à Florence, en Italie, qu'a eu lieu la révélation. Après une visite en règle de tout ce que la ville pouvait compter comme musées, je déambulais nonchalamment dans les rues à la découverte du beau rital autochtone et de jolies chaussures à me ramener (eh oui, je suis bien une fille !).

Tout à coup, au détour d'une rue, une délicieuse odeur. Je m'approche et là, merveille, je vois une boutique génialissime avec des savons en forme de fromages, de gâteaux ou de bombes roses à fleurs. Avec le mot LUSH pour enseigne.

J'ai tellement adoré que j'ai tout reniflé, tout touché, tout testé. Trop chouette ! J'aurais volontiers fait une photo pour vous montrer la boutique mais j'avais déjà mitraillé tout Florence et avais épuisé ma pellicule.

Sur de nombreux aspects, Lush m'a fait penser à Galerie Noémie : tout comme elle, Lush crée des produits de qualité (savons, shampooings, soins de la peau pour Lush; maquillage pour GN). Des produits ludiques, beaux à mirer, où les textures et les odeurs sont importantes, avec des noms aussi créatifs qu'osés comme "file-moi ton blé" (céréalogie), "le miel et les abeilles", "reste cool coco" ou "l'avocat du diable".
A découvrir absolument !

19.02.2007

Avis de recherche

Alors ça, c'est nouveau : j'ai reçu un avis de commentaire sur ma boite mail (émanant d'un certain Michel) et lorsque me voilà partie pour lui répondre, le commentaire ne figure plus sur le blog !

Alors Michel, si vous me lisez, je n'y suis pour rien ! Et non je ne connaissais pas ce Festival mais maintenant que vous me l'avez signalé, c'est chose faite.

18.02.2007

A l'époque de Jane Austen

Rien de meilleur le week-end, dehors au soleil ou au chaud sous la couette selon la saison, que de dévorer un livre sans pouvoir s'arrêter.

Cette fois-ci, j'ai cédé à l'appel de Jane Austen. OK, c'est romantique, ça se termine toujours par un mariage, qu'ils soient riches ou pauvres, les héros finiront avec une dot confortable,... Je ne nierai pas qu'un peu d'eau de rose de temps en temps, ça cocoone et réconforte aussi bien qu'un vin chaud.

Mais ce que j'apprécie bien plus chez Jane Austen, c'est son analyse subtile et acérée de la société de l'époque qui semble paradoxalement versée dans le plaisir et étouffée par ses contraintes. Et ce que j'aime encore plus que tout dans ses romans, c'est son langage, ce vocabulaire oublié d'un temps où les mots choisis et les tournures de l'esprit allaient de pair avec l'élégance et l'honneur.

Lire Jane Austen, c'est un voyage dans la musique des (bons) mots. A titre d'exemple, voilà un morceau choisi de L'Abbaye de Northanger, à propos du mot "beau".

(...) Oh! c'est vraiment un très beau mot ! Un mot passe-partout. Peut-être ne l'employait-on à l'origine que pour parler d'élégance, de délicatesse ou de raffinement. Ce qui rendait les gens beaux, c'étaient leurs vêtements, leurs sentiments ou leurs préférences. Mais à présent, ce seul mot sert à exprimer n'importe quel éloge sur n'importe quel sujet."

J'en retiens également que quelle que soit l'époque, on en vient toujours à déplorer les usages du temps passé. Est-ce l'expression d'une lente dégradation des moeurs ou le cheminement naturel de l'évolution ? Je ne sais.

15.02.2007

Saletés de stats !

Les statistiques, c'est un truc qui a dû être inventé rien que pour nous casser les pieds.

Si j'en crois les maigres miennes, les billets qui ont le mieux marché sont ceux qui traitaient de règles du français :

 

Evidemment, ce sont les notes les moins drôles à rédiger !...

Dilemme : si jamais un jour j'étais traversée par l'idée folle de créer du trafic sur ce blog, il est clair que je devrais davantage me pencher sur les questions du français. Ce qui m'emballe beaucoup moins.
Mais si je veux m'amuser à réaliser toutes les idées folles qui m'habitent, ça serait bien que j'augmente le trafic de ce blog.
... Saletés de stats !

12.02.2007

Le salaire de la fureur

Il y a peu, j'ai assisté à l'impressionnante colère d'une jeune femme. Il semblerait qu'elle aime son travail et qu'elle soit douée pour celui-ci mais elle refuse catégoriquement d'initier les projets exigés par sa direction.

"A salaire de merde, travail de merde !" a-t-elle rugi.

Cette phrase me poursuit encore. Je n'ai pu m'empêcher de penser à toutes ces mauvaises volontés rencontrées dans les entreprises ou administrations fréquentées. Se pourrait-il que ce ne soit, contrairement à ce que j'ai d'abord cru, de la pure paresse, de l'absence d'étincelles pour la vie voire de la bêtise crasse mais simplement l'expression d'une colère et d'un manque de reconnaissance ? Voilà un nouveau regard qui me permettra certainement d'être moins dure avec une attitude que mon tempérament volontaire et mon sens du service ont du mal à comprendre.

"A salaire de merde, travail de merde !" ... tambourinait pourtant encore dans ma tête. Et si c'était elle qui avait raison ? ...
Quel que soit le salaire qui ait été le mien aux différentes périodes de ma vie, j'ai toujours travaillé avec la même exigence, donnant parfois (voire souvent !) bien plus que ce qui m'était demandé. Sans aller jusqu'au sabotage comme semble l'avoir choisi cette jeune femme, était-ce bien juste tout compte fait ?

08.02.2007

Question

Mon précédent billet me fait douter de mes emportements.

...Se pourrait-il qu'à force de travailler dans des univers (notamment le web) où l'hyper réactivité est érigée au rang de valeur suprême, je puisse avoir oublié la sagesse de la patience ? La génération du tout - tout de suite (qui, pour ce que j'ai pu en observer, ne mène à rien de bien constructif) ...

 

Peut-être. Dans certains cas. Mais à bien y réfléchir, on ne m'ôtera pas de l'idée que tout de même, beaucoup abusent !

 

A l'attaque ! ... pour la lutte finale ?

Si les événements qui nous arrivent sont des signes à décrypter, je dois certainement avoir quelque chose à comprendre en ce moment.

Je viens d'essayer d'appeler le service clientèle de Club Internet (34 centimes la minute tout de même) qui après m'avoir fait patienter avec de la musique en boucle me raccroche au nez ! (dans les faits, j'ai entendu une voix féminine qui annonçait "Service Client Club Internet" puis plus rien. Au bout de 5 minutes à répéter "allô", j'ai fini par raccrocher).

Pour mémoire, cela fait 1 mois tout rond que je leur ai envoyé une lettre de réclamation pour mes mésaventures de novembre / décembre. Et aucune réponse. Je les avais relancés par mail. On m'a signalé que ma lettre avait bien été reçue mais qu'ils avaient beaucoup de dossiers à traiter en ce moment. Au bout d'un mois sans réponse, si le volume des réclamations à traiter est à ce point important, ça fait peur !

A côté de ça, ma société de portage ne semble pas du tout disposée à faire son boulot, je consulte une ophtalmo qui s'est révélée d'une incompétence notable et qui elle aussi, comme Club Internet, a laissé son téléphone dans le vide en attendant que je finisse par raccrocher lorsqu'il s'est agi de trouver une solution. ... Mais qu'ont-ils tous ?! C'est la loi des voyous et des je-m'en-foutistes ou quoi ?!

 

Après avec tout ça, quand je chante, je m'étonne que tout sorte avec fureur ...

04.02.2007

Conte du dimanche

Un conte façon leçon de vie lu dans une newsletter. J'avais envie de le partager avec vous.

LE POT FÊLÉ

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d'une perche qu'elle transportait appuyée derrière son cou. Un des pots était fêlé alors que l'autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d'eau. À la fin de la longue marche, du ruisseau vers la maison, le pot fêlé n'était plus qu'à moitié rempli d'eau.

Tout cela se déroula quotidiennement pendant deux années complètes et la vieille dame ne rapportait chez elle qu'un pot et demi d'eau.

Le pot intact était très fier de son oeuvre mais le pauvre pot fêlé, lui, avait honte de ses propres imperfections et se sentait triste. Il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa un jour à La vieille dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau.  "J'ai honte  de moi-même, parce que ma fêlure laisse l'eau s'échapper au retour vers la Maison."
La vieille dame sourit : "As-tu remarqué  qu'il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu'il n'y en a pas de  l'autre côté ? J'ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j'ai semé  des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais.
Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n'aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la maison."
Chacun de nous, avons  nos propres manques, nos propres fêlures. Mais ce sont chacune de ces craquelures et chacun de ces manques qui rendent nos vies si intéressantes et enrichissantes.



Et les auteurs de la newsletter ont ainsi conclu :

Donc,  passez un bon mois de  février et rappelez-vous de prendre le temps de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du chemin !

... Je n'ai rien de plus à ajouter !  ;-)

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