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11.04.2007
Comment négocier un temps partiel ?
Lorsque j'avais annoncé avoir accepté un CDI et négocié un temps partiel (un 4/5e), Corinne m'avait demandé de relater mon expérience.
Alors comment négocier un temps partiel ?
C'est tout simple : il suffit de le demander ! Ca paraît naïf dit comme ça et pourtant je suis convaincue que savoir demander avec assurance et sérénité est la base de tout.
Il me semble que tout est question de priorité. Et dans mon cas, ce 4/5e était mon exigence prioritaire.
J'exerçais en free-lance, j'avais une clientèle et du boulot, ainsi que l'illusion de la liberté (= pouvoir gérer mon temps comme je le voulais, même si dans les faits j'ai beaucoup trop souvent travaillé semaines comme week-ends). Et c'est alors que l'entreprise qui allait devenir mon futur employeur est venue vers moi.
A mes yeux, il y avait 4 composantes essentielles dans mes aspirations par rapport au travail :
1. les responsabilités,
2. l'autonomie,
3. le temps libre,
4. le salaire.
Je savais que je pouvais accepter d'être frustrée sur un point, voire peut-être deux points. Mais pas tous. Je savais aussi que les salaires pratiqués par les agences étaient souvent inférieurs que ceux des annonceurs chez lesquels j'avais été salariée. Je savais également que mon futur employeur (une agence, donc) était ouvert à la prise d'initiatives (que j'associe peut-être à tort à la possibilité de prendre de plus en plus de responsabilités). Quant au poste que j'allais occuper (consultante en communication éditoriale web -senior, sic !), c'est un poste qui requiert par essence de l'autonomie.
Me restait donc le temps libre comme axe prioritaire de négociation. C'était pour moi le seul point sur lequel je n'étais pas prête à faire de concession : je voulais un jour par semaine (+ mes week-ends que j'allais enfin retrouver !) pour mener à bien des projets personnels. Et si je n'avais pas ce temps-là, je poursuivais ma route de free-lance. Je suppose que cela s'est senti. De plus, j'avais de la chance : j'évolue dans un métier où cette souplesse-là est possible.
Ensuite, ce qui a peut-être joué également, c'est qu'un temps partiel signifie un salaire moins lourd pour l'entreprise puisqu'au prorata du temps travaillé. Mais si cela a joué, je n'ai quant à moi pas eu besoin d'utiliser cet argument.
La difficulté du temps partiel, à mon avis, c'est que d'une part, consciemment ou non, on se met un peu en dehors de la norme et qu'il faut être vigilant à ce que cela ne crée pas de problème d'intégration. Et d'autre part, qu'on ne se mette pas la pression pour réaliser en 4 jours ce qui est normalement fait en 5. En résumé : d'accepter soi-même sa condition de travailleur à temps partiel.
19:25 Publié dans Les brèves de l'emploi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : temps partiel, négociation, emploi





Commentaires
Merci Cécile pour avoir relaté ton expérience (pour info, j'ai supprimé les trackbacks de mon blog, des vrais nids à spams...). Je vais suivre avec attention ton aventure à SQLI. Bonne chance ! :-)
Ecrit par : Corinne | 16.04.2007
"Accepter soi-même sa condition de travailleur à temps partiel." tu as raison, ... je dois m'attaquer à accepter et faire accepter ma condition de travailleur à temps plein.
"le temps libre comme axe prioritaire de négociation. C'était pour moi le seul point sur lequel je n'étais pas prête à faire de concession" là je te suis aussi ... il va vraiment falloir faire quelque chose. J'aurais dû rester free-lance !
Je crois vraiment que tu as trouvé le bon compromis.
Ecrit par : Dominique | 22.04.2007
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