18.02.2007
A l'époque de Jane Austen
Rien de meilleur le week-end, dehors au soleil ou au chaud sous la couette selon la saison, que de dévorer un livre sans pouvoir s'arrêter.
Cette fois-ci, j'ai cédé à l'appel de Jane Austen. OK, c'est romantique, ça se termine toujours par un mariage, qu'ils soient riches ou pauvres, les héros finiront avec une dot confortable,... Je ne nierai pas qu'un peu d'eau de rose de temps en temps, ça cocoone et réconforte aussi bien qu'un vin chaud.
Mais ce que j'apprécie bien plus chez Jane Austen, c'est son analyse subtile et acérée de la société de l'époque qui semble paradoxalement versée dans le plaisir et étouffée par ses contraintes. Et ce que j'aime encore plus que tout dans ses romans, c'est son langage, ce vocabulaire oublié d'un temps où les mots choisis et les tournures de l'esprit allaient de pair avec l'élégance et l'honneur.
Lire Jane Austen, c'est un voyage dans la musique des (bons) mots. A titre d'exemple, voilà un morceau choisi de L'Abbaye de Northanger, à propos du mot "beau".
(...) Oh! c'est vraiment un très beau mot ! Un mot passe-partout. Peut-être ne l'employait-on à l'origine que pour parler d'élégance, de délicatesse ou de raffinement. Ce qui rendait les gens beaux, c'étaient leurs vêtements, leurs sentiments ou leurs préférences. Mais à présent, ce seul mot sert à exprimer n'importe quel éloge sur n'importe quel sujet."
J'en retiens également que quelle que soit l'époque, on en vient toujours à déplorer les usages du temps passé. Est-ce l'expression d'une lente dégradation des moeurs ou le cheminement naturel de l'évolution ? Je ne sais.
12:46 Publié dans L'écrit, version française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jane Austen, vocabulaire
15.02.2007
Saletés de stats !
Les statistiques, c'est un truc qui a dû être inventé rien que pour nous casser les pieds.
Si j'en crois les maigres miennes, les billets qui ont le mieux marché sont ceux qui traitaient de règles du français :
- Savoir gré
- A l'intention de/à l'attention de
- Les formules de politesse - 1 (d'ailleurs, ça me fait réaliser que le n°2 attend toujours depuis septembre 2006...)
Evidemment, ce sont les notes les moins drôles à rédiger !...
Dilemme : si jamais un jour j'étais traversée par l'idée folle de créer du trafic sur ce blog, il est clair que je devrais davantage me pencher sur les questions du français. Ce qui m'emballe beaucoup moins.
Mais si je veux m'amuser à réaliser toutes les idées folles qui m'habitent, ça serait bien que j'augmente le trafic de ce blog.
... Saletés de stats !
20:15 Publié dans Les brèves de l'emploi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.02.2007
Le salaire de la fureur
Il y a peu, j'ai assisté à l'impressionnante colère d'une jeune femme. Il semblerait qu'elle aime son travail et qu'elle soit douée pour celui-ci mais elle refuse catégoriquement d'initier les projets exigés par sa direction.
"A salaire de merde, travail de merde !" a-t-elle rugi.
Cette phrase me poursuit encore. Je n'ai pu m'empêcher de penser à toutes ces mauvaises volontés rencontrées dans les entreprises ou administrations fréquentées. Se pourrait-il que ce ne soit, contrairement à ce que j'ai d'abord cru, de la pure paresse, de l'absence d'étincelles pour la vie voire de la bêtise crasse mais simplement l'expression d'une colère et d'un manque de reconnaissance ? Voilà un nouveau regard qui me permettra certainement d'être moins dure avec une attitude que mon tempérament volontaire et mon sens du service ont du mal à comprendre.
"A salaire de merde, travail de merde !" ... tambourinait pourtant encore dans ma tête. Et si c'était elle qui avait raison ? ...
Quel que soit le salaire qui ait été le mien aux différentes périodes de ma vie, j'ai toujours travaillé avec la même exigence, donnant parfois (voire souvent !) bien plus que ce qui m'était demandé. Sans aller jusqu'au sabotage comme semble l'avoir choisi cette jeune femme, était-ce bien juste tout compte fait ?
14:40 Publié dans Instantanés | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
08.02.2007
Question
Mon précédent billet me fait douter de mes emportements.
...Se pourrait-il qu'à force de travailler dans des univers (notamment le web) où l'hyper réactivité est érigée au rang de valeur suprême, je puisse avoir oublié la sagesse de la patience ? La génération du tout - tout de suite (qui, pour ce que j'ai pu en observer, ne mène à rien de bien constructif) ...
Peut-être. Dans certains cas. Mais à bien y réfléchir, on ne m'ôtera pas de l'idée que tout de même, beaucoup abusent !
15:02 Publié dans La minute folle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




