22.01.2007

LA SNCF revisite sa newsletter

Vacances de février, week-end de ci ou de ça : la SNCF nous avait déjà habitués aux newsletters thématiques. Mais toutes étaient créées autour de deux axes : le calendrier et les prix.

A ma grande surprise, la SNCF vient de s'essayer à un nouveau genre : la newsletter, toujours thématique mais basée sur l'actualité cinématographique. Il s'agissait pour cette première de revisiter la France de Jacquou le Croquant.

Dans les faits, cette newsletter a-t-elle fonctionné ? Je n'en suis pas sûre : rien de mieux qu'un prix cassé pour forcer un achat. Et il ne me semble pas non plus que Jacquou le Croquant possède le pouvoir envoûtant d'un Da Vinci Code pour donner envie de parcourir la nation sur son sillage. Par contre, côté image, cette newsletter aura très certainement apporté un petit vent de fraîcheur, de dynamisme et de nouveauté à une machine bien rodée mais sans surprise.

L'effet boomerang

Il y a des jours comme ça où tout le monde semble disposé à vous dire qui vous êtes.

Parfois, c'est agréable, comme le jour où un de mes clients m'avait taxée de lapidaire. Ce qui sonnait à ce moment-là comme un compliment.
Parfois, ça fait rire jaune, comme aujourd'hui où le responsable de ma société de portage m'a qualifiée de tatillon. Là, il est clair que si son vocabulaire le lui avait permis, il aurait plus justement opté pour chiante.

 

Alors oui ou non suis-je tatillon / chiante ? (j'entends déjà mon père s'esclaffer "oui !" devant son ordinateur)

Je dois bien admettre que mon niveau d'exigence, envers moi comme pour les autres, est supérieur à la moyenne. J'aimerais être capable comme certains de prendre tout engagement à la légère. J'aimerais pouvoir dépolluer ma tête de chacune de mes promesses intérieures qui persistent jusqu'à ce que celles-ci soient tenues. Mais mon package de naissance ne m'a pas fourni cette option.

Du coup, je pèse, je soupèse, j'étudie et je m'accroche. Alors quand on facture pour moi deux fois la même mission au même client, je tique. Quand je paie un comptable qui oublie d'intégrer la TVA, ça m'énerve. Quand on me promet un document que je ne vois toujours pas venir au bout de 15 jours, je le fais savoir. Est-ce cela être tatillon ? Moi j'aurais plutôt dit précise et attentive. ... Mais ce n'est qu'une question de point de vue... Ceci dit, je suis toujours admirative des experts en flou artistique qui ont l'air de s'en foutre royalement : si si ! Et parfois même, j'avoue, je les envie.

 

 

20.01.2007

Féminisation du français : pour ou contre ?

J'ai lu dernièrement un mot qui m'a fait froncer les sourcils : marrainage. Il me semble que c'était dans une newsletter Apec. En gros, cela disait l'entreprise XYZ met à l'honneur le marrainage

Après vérification dans mon dictionnaire, point de trace de cette étrangeté. Celui-ci, quoique commençant à dater (ceci expliquant peut-être cela), continue de prôner le parrainage avec des femmes pour parrain. Certes, dit comme cela, ça sonne comique.

Je me suis donc demandée en quoi le mot marrainage avait pu de prime abord me déranger. Moi qui suis la première à m'insurger contre les inégalités hommes femmes et qui suis convaincue de l'influence de la langue sur nos mentalités, pourrais-je être traditionaliste voire rétrograde en matière de langue française ?

Où commence une véritable avancée (comme ici la féminisation du vocabulaire) et où débute le risible et le factice qui n'apportent que du ridicule sans s'attaquer à la problématique de fond ?

11.01.2007

Agenda : l'impact de sa forme

L'année dernière, j'ai souvent éprouvé une sensation d'asphyxie face à mon agenda. Overdose de rendez-vous et de "à faire" qui ne me laissait plus le temps nécessaire pour produire autrement que tardivement le soir et pendant le week-end l'essence même de mon travail.

C'était d'ailleurs une des raisons pour lesquelles j'avais décidé de suivre la formation en gestion du temps dispensée par la Mairie de Paris (des rendez-vous supplémentaires certes, mais que j'espérais bien bénéfiques). Une formation qui m'a permis de constater que j'étais plutôt déjà très bien organisée mais qu'il fallait que j'apprenne à renoncer à vouloir tout entreprendre (et ce n'est pas facile !) ou répondre à toutes les sollicitations.

 

Quoi qu'il en soit, je pars du principe qu'il faut toujours tester de nouvelles pistes et solutions lorsque celles précédemment adoptées ne nous conviennent pas pleinement. J'ai donc profité de mon passage à l'agenda de grands pour en choisir un dans un nouveau format. Bon, je l'avoue, dans la réalité il s'agissait moins d'un acte volontaire qu'imposé : c'est que j'ai eu toutes les peines du monde à trouver un agenda un tant soit peu sexy et que le seul dont l'esthétique me plaisait (un vert anis bien pétard comme je l'aime !) était d'une conception toute différente de ceux dont j'avais l'habitude. Ce n'est qu'à ce moment-là que je me suis dit que ce serait bien de l'essayer malgré tout ... et que je ne l'ai pas regretté !

 

Je m'explique : d'habitude, j'opte pour un agenda au format 12 cm (largeur) x 18 cm (hauteur) avec une page par jour. Il me semblait qu'il me fallait bien ça pour noter les heures et lieux de RDV, le nom du contact et son numéro de téléphone, ainsi que toute la liste journalière des choses à faire, de la plus insignifiante (poster le courrier, arroser les plantes) à la plus importante (terminer le rapport Machinchouette).
Je veillais également à ce que cet agenda me permette d'avoir une vision annuelle d'un seul coup d'oeil : j'y notais alors les grands événements, les dates limites diverses et variées, mes jours de sorties.
Entre les deux, ça se passait parfaitement bien en terme de fonctionnement. Mais en terme de ressenti, je me sentais asphyxiée.

 

Depuis début janvier, j'ai un agenda au format 15 cm (largeur) x 21 cm (hauteur). Il rentre toujours dans mon sac, est même plus fin et plus léger que l'ancien. Il m'offre toujours cette très utile vision annuelle. Par contre il est conçu de telle sorte qu'une semaine est visible d'un seul coup d'oeil car répartie sur deux pages en vis à vis. Très franchement, au début j'ai eu peu de ne pas avoir la place de tout noter. Mais la surprise depuis 11 jours, c'est que c'est la solution idéale pour ne pas surcharger ses journées (il n'y a pas la place de tout écrire alors ne reste que l'essentiel) ou pour prévoir un espace pour se poser lors d'une semaine bien remplie.
Un vrai délice !

L'année ne fait certes que commencer mais pour l'instant elle s'annonce vraiment bien...